Un projet en réponse à un besoin

Le permis de conduire est une nécessité pour l’accès à l’emploi surtout en province.
Actuellement, les jeunes Dys, bien que n’ayant ni handicap moteur, ni déficience intellectuelle, sont souvent en échec pour l’obtention du code.  2 raisons identifiées :

  • Le mode de passage du code, qui repose sur la maîtrise  du langage oral et écrit, les pénalise.
  • Les auto-écoles ne connaissent pas les Dys et ne proposent pas des formations code et conduite adaptées.

Un permis pour les Dys, 2010-2014 : Pourquoi avoir mis sur pied ce projet ?
> Des Jeunes « dys » en difficulté à l’épreuve du code
> Trois types de réponses à ce constat :
1. L’aménagement de l’épreuve
2. Le stage adapté de préformation au code
3. Le stage de formation « sensibilisation au public « Dys » pour les formateurs des auto-écoles

Lire le pdf du projet…

Deux conventions
et un arrêté

En 2011

AAD et APEDA et la FFdys signent une première convention avec le Délégation routière. Cette convention officialise la possibilité sur tout le territoire français pour les dyslexiques et les dysphasiques de se rattacher pour la passation du code de la route (ETC) à 2 types de sessions aménagées : celles pour personnes sourdes et et malentendantes et celles pour les personnes de langues étrangères qui ont toutes les deux l’avantage d’avoir un temps allongé.

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Signature de la convention Dys avec la Délégation Routière en présence de Marie-Anne Monchamp lors de la 5e Journée nationale des Dys à Paris le 8 octobre 2011.

De gauche à droite : Michel Vilbois, représentant de la Délégation Routière, Martine Rousseau, présidente d’Avenir Dysphasie, Vincent Lochmann, président de la FFDys, Fabienne Hocwelcker, présidente d’APEDA et Marie-Anne Monchamp, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale.

En 2013

AAD, avec les autres associations Dys, signe une seconde convention avec la Délégation Routière, mettant en particulier en place des sessions aménagées cette fois pour tous les Dys.
Cette convention aboutit à un arrêté qui définit les conditions d’organisation de l’examen théorique du permis de conduire, notamment celles concernant les candidats maîtrisant mal la langue française, les candidats sourds ou malentendants, les candidats dysphasiques et/ou dyslexiques et/ou dyspraxiques.

Quelques conseils

Pendant plusieurs années, AAD a organisé des stages adaptés aux Dys en partenariat avec l’école de conduite ECF Trinité. Celle-ci en a acquis une certaine expertise. Depuis la réforme du code en 2016, AAD propose aux jeunes cette stratégie :

  • Choisir une auto-école qui donne des cours expliqués par un animateur et qui proposent le permis de conduire sur boite automatique. Avec la réforme, il est facile ensuite de valider un permis sur boîte non automatique.
  • Commencer par passer le code en session normale.
  • Ne pas hésiter à le passer plusieurs fois de façon rapprochée, ce qui est possible avec la nouvelle formule d’inscription en ligne grâce à son numéro NEPH. Un certain nombre de nos jeunes ont ainsi obtenu le code alors qu’ils y allaient seulement pour s’entraîner (principe des examens blancs et du surentraînement). L’absence de la nécessité de réussite a diminué le stress du jeune.
  • La courtoisie, la prudence et l’éco conduite sont toujours à privilégier dans les réponses.
  • Si le jeune n’arrive pas au bout de plusieurs essais à obtenir son code, utiliser l’arrêté décret et demander à passer en épreuves aménagées. Attention, ces épreuves se passent à la préfecture.
Le regard d'AAD
EMPLOI

Vous avez besoin de conseils personnalisés, d’informations sur le permis, envoyez un mail à stagecodepourlesdys@gmail.com